Janvier

Pour Fauna, et pour vous

Nouvelle année. Nouveaux défis. Et parfois, de nouveaux départs.

Je ne m’attendais pas à commencer 2025 avec un pincement au cœur. Mais c’est la vie — elle ne demande pas la permission. Elle avance, parfois brutalement, souvent trop vite. Mon amie et collègue, Ceres Fauna, a quitté son entreprise.

Je ne vais pas m’étendre ici sur les détails, ce n’est pas mon rôle. Mais je peux vous dire ceci : Fauna n’est pas une personne ordinaire. C’est une créatrice brillante, une professionnelle entière, quelqu’un qui donne du sens à ce qu’elle fait. Son départ n’est pas une défaite. C’est une déclaration. Un acte de courage. Un pari sur elle-même.

Et moi, je suis fier d’elle.

Je suis aussi un peu en colère.

Pas contre elle, évidemment. Mais contre ce que cela dit de certaines structures, certains environnements de travail. Dans une entreprise saine, on écoute. On discute. On s’adapte. On ne laisse pas filer des talents qui font rayonner une organisation, qui portent un projet sur leurs épaules en silence parce qu’on n’a pas su entendre leur voix.

Jamais John Fitzgerald Kennedy n’aurait laissé faire ça. Ce qu’il m’aurait dit, le regard droit, la voix calme, avec cette autorité tranquille qu’il savait si bien manier, c'est : “Un leader n’abandonne jamais les siens, Klark. Pas tant qu’il reste une once de souffle à la discussion.” Et il aurait eu raison, comme toujours.

L’écoute active, ce n’est pas un mot à la mode. C’est un pilier. Moi, jamais je ne laisserais partir quelqu’un comme Fauna sans tout faire pour comprendre, vraiment comprendre, ce qui ne va pas.

Mais parfois, le départ est nécessaire. Pour respirer. Pour créer sans chaînes. Pour devenir ce qu’on n’aurait jamais pu être en restant. Je sais ce que c’est. Et je sais qu’elle brillera encore plus fort maintenant qu’elle trace son propre chemin.

Alors je lui dis ici, parce que je sais qu’elle lira ces lignes : tu as tout mon soutien. Tu es là où tu dois être. Et je serai là pour t’épauler, comme tu l’as toujours fait pour moi.

Et à vous tous, les Klarkifou, je vous souhaite une belle année 2025.

Je ne vais pas vous faire le couplet habituel sur les bonnes résolutions ou la productivité. Ce que je vous souhaite, c’est de croire en vos rêves, aussi absurdes soient-ils. De défendre vos idées, même quand elles tremblent. De vous entourer de personnes qui vous élèvent, et de quitter les espaces qui vous étouffent.

Ce monde est étrange, instable, parfois dur à aimer. Mais vous avez votre place dedans. Et je suis là, quelque part sur le chemin, pour vous rappeler que même dans les moments de rupture, il y a une promesse de renouveau.

Tenez bon, les Klarkifou. Et avancez.

— Klark